Visuel de l’épisode #186 : 100 Milliards pour transformer le réseau électrique français
ÉnergieÉpisode #186 /

100 Milliards pour transformer le réseau électrique français

Avec Louise Oriol, RTE
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On a une électricité stable, décarbonée, et on en vend même 20 % à l’étranger. Alors pourquoi faut-il investir 100 milliards d’euros dans notre réseau électrique d’ici 2040 ?

D’ici 2050, notre consommation d’électricité devra augmenter de 40 à 50 %, avec l’électrification de nos usages : voiture électrique, pompes à chaleur, industrie, centres de données. On parle beaucoup des moyens de produire cette nouvelle électricité, renouvelables, nucléaire, hydrogène. Mais l’offre est déjà en avance sur la demande : on sait aujourd’hui construire des champs solaires plus vite qu’on ne vend des voitures électriques.

Le défi est ailleurs, et on en parle moins : dans les tuyaux qui transportent cette électricité.

Acheminer cette électricité depuis l’ouest, où elle sera produite, vers l’est et le sud, où elle sera consommée. Maintenir l’équilibre entre production et consommation à chaque seconde, alors que l’électricité ne se stocke presque pas. Et rendre le réseau flexible, pour ne pas avoir à le dimensionner pour des pics de consommation qui n’arrivent que quelques heures par an.

Pour comprendre tout ça, j’ai invité Louise Oriol, cheffe du service prospective réseau chez RTE. Son métier : imaginer à quoi devra ressembler notre système électrique en fonction de nos usages futurs.

On a parlé de ce qu’implique la transformation d’un réseau entier sur vingt ans, des quatre leviers de flexibilité (effacement, stockage, pilotage, interconnexions), de la résilience face aux canicules et aux tempêtes, et de la question que tout le monde se pose : qui paie ces 100 milliards, et combien ça coûte sur votre facture ?

On a aussi passé en revue les clichés qu’on entend partout. Les renouvelables vont faire tomber le réseau. Le blackout espagnol, c’était la faute du solaire. Les voitures électriques ne passeront jamais. On a déjà le nucléaire, donc tout va bien. Les prix négatifs, c’est de l’électricité gratuite. Être flexible, c’est se priver.

Spoiler : la réponse est rarement celle qu’on croit.

Références et liens

Les travaux de prospective de RTE

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